Sous le matin

Sous le matin, le ciel est grumeleux
Je m’enroule dedans, nu parmi l’herbe

Cligne un œil, puis l’autre, ça ne passe pas
La densité du ciel n’est pas encore serrée

L’horloge dit qu’il est six heures trente
Douze étoiles plafonnent

La chouette module et s’enfonce dans le val
Un souffle passe sur les éveillés

Aux dernières nouvelles, le tissu du ciel
A quasi repris son tendu normal.

 

(An Ividic, 30 août 2008, 7h03)