L’aile

Je suis votre mauvaise conscience
Dit le vaste territoire de l’enragé

Petit éclair en coin et coup bas
À l’adresse du supposé jury

L’aile est mon antenne dirigeable
Je vois le processus de vos travaux

Tel essaye d’éteindre un feu
Et je le souffle en catimini

Tel ouvre une fermeture éclair
Dans le thorax d’un malade et descend

Chirurgie verte trop complexe
Pour moi, je renonce à regarder

Untel est réfractaire à son sanglier
Untel demande une porte et de la lumière

Untel doit mener sa chanson
Jusqu’à l’air frais du ciel

Untel a besoin que l’on éclaire la jetée
Au débouché du tunnel dans sa falaise

Untel est la vieille bagnole en tête
Dans une course acérée

L’aile brasse l’aile brasse l’aile brasse
Envoie promener les copeaux

De la torréfaction de vos noyaux durs
Durant toute cette nuit de combat

Et tout à coup, je semble aimanté
Par la vaste emprise de la hargne

Merde alors, il faut déjà remiser l’aile
Et rendre la monnaie de chaque pas

Ne chausse pas de fers à cheval
Si tu veux marcher sur l’eau.

(15 septembre 2007, Stockach, Tyrol autrichien)